International News and Actions

Marie Bouclin, CNWE member reports on the Ecumenical Conference held in Paris.

Christian Women and Men Launch the Debate on the Ordination of Catholic Women

The 16th International and Ecumenical Conference organized by Femmes et Hommes en Église (FHE) and its Research and Resource Unit (unité de recherches et documentation Genre en Christianisme) on Gender in Christianity was held January 20 and 21, 2006 in Paris. Over 150 people gathered around the theme of Women Priests, Challenges for Society and the Churches. In attendance were young people, priests, men and especially women from a variety of denominations and Christian organizations. This was the first extensive and open meeting in France on a topic of major importance to Roman Catholics and it will certainly have an impact on the relationship between civil society and religions. At governmental levels, in the European Council and European Parliament and indeed in some agencies connected to the United Nations, efforts are deployed so that religion can no longer prevent women from exercising their human rights. Jean Baubérot, honorary president of the École Pratique des Hautes Études dealt with that very topic on the Friday evening. He gave the historical perspective in a lecture entitled Laïcité, Femmes, Religions : La laïcité est-elle un gage d’égalité (Secularism, Women, Religion: Does secularism guarantee equality?).

The Conference sessions included a balance of lectures, personal testimonies and debate. The Roman edict forbidding discussion of the ordination of women has not put an end to interdisciplinary research in the many areas related to the subject such as understanding ministry, questioning clericalism and the role of the laity, sharing of power and equality, access to the sacred, approach to sexuality and rejection of male-centeredness. The issue of women priests is on the most current focal point because it has become a roadblock to the renewal so many Christian communities long for - such as the 45 member organizations of the Fédération des réseaux du Parvis, a network of reform-minded groups, who supported the conference and will provide the framework for publishing the conference proceedings.

Dr Kari Borrensen of Oslo, Norway and Dr. Olivette Genest of Montreal, Canada reminded the audience that the arguments invoked by Rome cannot be considered definitive, not any more than they were for other Christian traditions such as the Anglicans and the Reform churches. This was evidenced in the presentation given by Elisabeth Parmentier, professor at the Protestant Faculty of Theology in Strasbourg and Eglantine Jam.et-Moreau, professor of British Civilization at Paris X. Their contribution as well as the testimonies of several ordained women gave a tangible quality to this encouraging aspect of irreversible ecumenism.

The diversity of the testimonies of Catholic women in the context of well-informed and thoughtful debate meant that the Conference reached its objective: break the silence, ask the deeper questions and put a variety of possible choices into perspective.

We heard Geneviève Beney, first French woman ordained at Lyon in 2005, and Patricia Fresen, Dominican Sister, responsible for the formation of some one hundred candidates from several countries who are preparing for the diaconate and the priesthood within the Roman Catholic Womenpriests network. Marie Bouclin, coordinator of Women’s Ordination Worldwide (WOW) gave a report on the many options put forward by organizations from over 20 countries who sent 500 representatives to their conference in Ottawa last July. Some groups, she said, support and prepare "alternative" ordinations, without worrying over the threat of excommunication, whereas others actively work for the conversion of church authorities and consciousness-raising within communities. Priority is given to the necessary critical work for those who fear that the premature ordination of women would only reinforce an ecclesiastical organization considered obsolete and at odds with the Gospel. Also cited was John Wijngaard’s website, www.womenpriests.org which is entirely dedicated to the issue of the ordination of women in the Catholic church. It comes as a valuable resource to complement his most recent book which was translated into French by Suzanne Tunc.

For France, there were two further valuable testimonies. One was from a pastoral assistant in health care, currently working within a diocesan framework and who spoke with the permission of her bishop. The other was from Michèle Jeunet, a religious sister who is happy with her choice of vocation and who stated publicly, also with the permission of her superior and her community, that she wished to be a priest so she could more fully exercise her ministry as spiritual director.

Marie-Thérèse van Lunen Chenu
----- Original Message -----
From: Marie-Thérèse van Lunen
To: mtlunenchenu@wanadoo.fr
Sent: Monday, January 30, 2006 9:41 AM
Subject: commuiqué + article La Croix

Très cordial merci pour votre soutien

Des chrétiennes et chrétiens ouvrent le débat sur l’ordination de femmes catholiques
Le 16° colloque international et œcuménique organisé par l’association Femmes et Hommes en Eglise, (FHE) et son unité de recherches et documentation Genre en Christianisme, à Paris ces 20 et 21 janvier 2006 a rassemblé plus de 150 personnes sur le thème Femmes prêtres, enjeux pour la société et les Eglises. 0n y comptait des jeunes, des prêtres, des hommes et surtout des femmes de diverses confessions et organisations chrétiennes. C’était, en France, la première rencontre ouverte et d’envergure sur ce thème qui concerne spécialement l’Eglise catholique romaine mais qui trouve aussi une incidence notable dans le rapport plus général entre société civile et religions. Car à l’échelon des Etats, comme au Conseil de l’Europe, au Parlement Européen et dans certains organes se référant à L’ONU, on cherche aujourd’hui à ce que les religions ne s’opposent plus au plein exercice par les femmes de leurs droits Humains. Dans ce cadre, le professeur Jean Baubérot, président d’honneur de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes en a présenté la dimension historique, au cours de la conférence publique sur Laïcité, Femmes, Religions ; La laïcité est-elle gage d’égalité ?

Le colloque a équilibré ses séances de travail entre conférences, témoignages inédits et débats. En effet, l’interdit mis par Rome au débat sur l’ordination des femmes n’a pas clos les recherches interdisciplinaires sur les nombreux thèmes qui lui sont liés : conception du ministère, remise en cause du cléricalisme et rôle des laïcs, partage du pouvoir et parité, approche du sacré, prise en compte de la sexualité et refus de l’androcentrisme. La question des prêtres femmes n’est que le point de focalisation le plus actuel, car il s’agit bien d’un verrou institutionnel qui ne parvient plus à cacher le passage-clé vers un renouveau, qu’espèrent des communautés chrétiennes de plus en plus nombreuses, telles ces 45 associations de la Fédération des réseaux du Parvis, soutenant elle aussi le colloque et qui fournira le cadre de la publication des Actes.

Les professeures Kari Borresen d’Oslo et Olivette Genest de Montréal ont rappelé que les arguments invoqués jusqu’ici par Rome ne pouvaient pas être considérés comme définitifs ; ils ne l’ont pas été du reste pour d’autres traditions chrétiennes, anglicanes et réformées, comme l’ont montré les exposés d’Elisabeth Parmentier, professeure de la faculté protestante de Strasbourg et d’Eglantine Jamet-Moreau, maître de conférences à Paris X. Leurs apports ainsi que les témoignages de plusieurs femmes ordonnées sont venus rendre tangible cet aspect encourageant d’un œcuménisme irréversible.

La diversité des témoignages de femmes catholiques, tout comme la richesse et le sérieux des débats, a bien servi les objectifs du colloque : briser le silence, favoriser l’approfondissement du questionnement et la mise en perspective des différents choix possibles.

On y a entendu Geneviève Beney, première femme qui fut ordonnée à Lyon en 2005, ainsi que Patricia Fresen, religieuse dominicaine, chargée de la formation de la centaine de candidates du réseau Roman Catholic Womenpriests se préparant au diaconat et à la prêtrise dans de nombreux pays. Marie Bouclin, présidente de WOW, Women's Ordination Worldwide a rendu compte d’options plus diversifiées parmi les 40 pays qui ont envoyé leurs 500 représentant-e-s au colloque d’Ottawa en juillet dernier. Certains groupes, a-t-elle dit, soutiennent et préparent ces ordinations « alternatives », sans plus se soucier des menaces d’excommunication, alors que d’autres travaillent activement à la conversion des autorités ecclésiales et à la conscientisation des communautés. Priorité est donnée alors au nécessaire travail critique tandis que l’on craint le risque d’ordinations féminines trop hâtives venant renforcer une organisation ecclésiastique jugée obsolète et contraire même à l’Evangile. Fut cité également le site de John Wijngaards www.womenpriests.org entièrement consacré à la question de l’ordination des femmes dans l’Eglise catholique, que complète désormais son ouvrage récemment traduit en français par Suzanne Tunc.

Pour la France, on retiendra encore deux témoignages précieux : celui d’une responsable de la pastorale de la santé, bien intégrée dans son diocèse et qui parlait avec l’autorisation de son évêque et celui de Michèle Jeunet, religieuse apostolique, heureuse dans son choix de vie et qui a formulé publiquement, elle aussi avec l’aval de sa supérieure et de sa communauté, son désir d’être prêtre pour pouvoir accomplir pleinement sa mission d’accompagnement spirituel.

Envoyé : dimanche 29 janvier 2006 21:56
Objet : La Croix, 30 Janvier, p. 12: Des femmes se disent disponibles pour la prétrise (Pierre Schmidt)

Des femmes se disent disponibles pour la prêtrise .Une petite centaine de personnes, des femmes pour la plupart, ont participé à l'ouverture d'un colloque portant sur la question de l'accès des femmes à la prêtrise dans l'Église catholique.

Organisé à Paris les 20 et 21 janvier par « Femmes et hommes en Église », une association militant pour les « droits des femmes » dans l'Église catholique, et membre du Réseau du Parvis,il entendait briser ce que les organisateurs ont appelé « la loi du silence » de l'Église sur l'ordination des femmes. Une question « émergente », sur laquelle « l'Église préfère se taire, donnant des arguments soi-disant indiscutables », a expliqué Marie- Thérèse Van Lunen Chenu, fondatrice en 1970 de Femmes et hommes en Église. Participaient à ce colloque différents mouvements militants sur la question, dont certains ont déjà procédé à des cérémonies d'« ordination » de femmes, non reconnues par l'Église catholique.

La seule Française à avoir été l'objet d'une de ces cérémonies, Geneviève Beney (en juillet 2005), a donné son témoignage mais a refusé de répondre à la presse. « Ma vie de prière s'est approfondie », at-elle confié au colloque, regrettant d'une part 'attitude « très pénible des catholiques pratiquants » à son égard, mais d'autre part se réjouissant que « le silence imposé par Jean-Paul II » ait été rompu par la médiatisation « importante » autour de son ordination. Elle a dénoncé le « réflexe de peur chez les évêques et à Rome ».

De son côté, une religieuse de 55 ans, Michèle Jeunet, de la congrégation Notre-Dame du Cénacle, à Versailles, présente au colloque « avec l'accord de sa congrégation », s'est déclarée « disponible » pour la prêtrise, refusant « une rupture avec l'Église catholique que j'aime beaucoup », mais déplorant « une injustice faite aux femmes et une infidélité au Christ et à l'Évangile ».

Convertie à 18 ans, « le jour même où j'ai découvert le Christ, j'ai eu l'appel à devenir prêtre », a-t-elle confié. Un appel ne se situant pas dans le cadre diocésain mais religieux, et « dans le célibat », même si elle est « favorable » au mariage des prêtres, hommes ou femmes. « J'ai conscience qu'on ne peut que se proposer prêtre et que la décision vient de l'Église. Ce n'est donc en aucun cas un droit, mais ce qui est légitime, c'est l'offrande », a-t-elle ajouté.

Selon les organisateurs de ce colloque, près d'une centaine de femmes dans le monde seraient aujourd'hui candidates à la prêtrise, « en Allemagne, Autriche, France, Suisse, Suède, États-Unis, Canada, Inde et Mexique », a précisé Patricia Fresen, théologienne qui s'occupe de la formation – par correspondance - de certaines des candidates au sacerdoce. PIERRE SCHMIDT

 

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